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HYPNOSE ERICKSONIENNE
Hypnose ericksonienne
L'hypnose
ericksonienne s'appuie initialement sur les travaux et l'influence importante
de Milton Erickson, psychiatre du début du XXème siècle
et père talentueux de la thérapie brève moderne.
Cette
approche n'a absolument rien à voir avec l'hypnose de spectacle
que chacun a pu observer.
Il
est plus juste d'ailleurs de parler de communication ericksonienne. Le
but de l’hypnose ericksonienne est de permettre au patient d'accéder
à son inconscient et ses ressources dans l'optique de la résolution
d'un problème. Les possibilités de cette approche sont donc
en théorie illimitées.
Les
vertus thérapeutiques sont également très importantes,
le sujet se venant lui-même en aide, décidant de ses changements,
prenant les décisions qui lui conviennent.
L’hypnose
ericksonienne est non-directive (rien n'est imposé), le sujet et
ses aspirations sont bien entendu respectés. L'efficacité
de la méthode serait d'ailleurs nulle dans le cas contraire.
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Questions fréquentes
sur l'hypnose ericksonnienne
Quelles
différences entre hypnose traditionnelle et hypnose ericksonienne?
L'hypnose
traditionnelle se fonde sur la suggestibilité de 30% de la population.
Elle fonctionnera donc avec une personne sur trois, mais aura des effets
limités dans la durée (quelques semaines) Cette démarche
traditionnelle ne respecte pas l'écologie du sujet (en lui imposant
des comportements, pensées, ... qui ne sont pas les siens) est peut
donc avoir des effets pervers.
En
hypnose ericksonienne, intégrité, libre choix sont entièrement
respectés. On aide simplement la personne à trouver ses solutions,
ses ressources sans dirigisme quelconque. D'ailleurs, si la personne se
sentait entravée ou influencée, elle pourrait tout à
fait quitter sont état d'hypnose et quitter la pièce. En
hypnose ericksonienne, on ne peut imposer à quelqu'un quelque chose
qu'il ne veut pas faire ou qui ne lui convient pas.
Qu'est-ce
que l'état d'Hypnose?
L'hypnose
est un état modifié de conscience naturel, état que
nous traversons tous au cours de la journée sans nous en rendre
compte (lorsque nous sommes absorbés par un film au point d'oublier
ce qui nous entoure...)
Le
thérapeute ericksonien ne fait qu'utiliser cet état naturel
Est-ce
que tout le monde est hypnotisable?
Oui,
puisqu'il s'agit d'un état naturel. Les moyens d'accéder
à cet état vont simplement être différents selon
l'individu.
Serai-je
conscient pendant la séance d'hypnose ?
Oui.
L'hypnose est simplement un état de conscience modifié (comme
quand on est dans la lune). Oui, on est conscient, on peut décider
de ses actes et on garde son libre arbitre.
Peut-on
m'imposer quelque chose?
Non.
Toute proposition qui va contre votre volonté, vos valeurs... vous
fera sortir de votre état de conscience modifié.
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Hypnose et objectif
Chère
également à la PNL, la détermination d’objectif est
un élément fondateur de la démarche de changement.
Changer, mais pour partir de quoi pour aller où ?
En
cas d’approximation, de nombreux malentendus peuvent se mettre en place
:
-
L’objectif est en fait celui du thérapeute
-
L’objectif est atteint mais personne ne s’en rend compte, faute de l’avoir
clairement défini.
-
L’objectif est inconnu, la relation thérapeutique devient une espèce
de flou artistique illusoire et vide de sens.
-
etc…
Mettre
en place une démarche de changement, c’est donc tout d’abord définir
un(des) objectif(s). Exemple de structure de détermination d’objectif
:
1)
Objectif lui-même : énoncé clair et précis,
réaliste, sans distorsion, omission… ex : « Je voudrais
aller bien » est un exemple d’objectif vague et insondable. «
Aller bien » peut vouloir dire tellement de choses. Il faut donc
définir, matérialiser, poser les « bornes » de
ce désir…
2)
En quoi est-ce important pour le sujet. Pour atteindre un objectif,
il est nécessaire d’être motivé et le sujet lui-même
a besoin de préciser ces motivations, voire d’en prendre conscience.
Il y a dans cette question des valeurs, sentiments importants, prépondérants.
Mis à jour, ils « boostent » la motivation à
changer.
3)
Quand le sujet saura-t-il qu’il a atteint l’objectif ?
Là
aussi, important de poser le cadre de réalisation, qui pourrait
fluctuer, être vague et créer de l’insatisfaction chronique,
du découragement… Quand on est anxieux par exemple, on focalise
sur un domaine, mais on oublie vite qu’on a focalisé. Installé
dans le « toujours plus », on ne se rend pas compte des progrès,
paliers pourtant necessaires car moteurs d’une évolution.
4)
Contexte de réalisation : quand, où, comment…. ?
Bien
décrire ce contexte, c’est déjà poser le germe du
changement, se projeter, se voir ayant atteint l’objectif. C’est également
peut-être se découvrir différent de ce qu’on aurait
pu supposer.
5)
Ecologie : y-at-il un problème à changer ? Question
un peu surprenante, mais qui est souvent prépondérante :
quand un individu change, c’est tout un système auquel il appartient
qui évolue avec lui. Anticiper cela, c’est mettre à jour
des obstacles au changement. Ex : quelqu’un souffrant du TPA (agoraphobie)
a l’habitude d’être accompagné. Une fois le problème
réglé, que fera la personne qui accompagnait avant et qui
perd ce statut contra-phobique ? En quoi cela va-t-il changer les relations
à l’intérieur du système. Et est-ce que cela va engendrer
des freins au changement ?
6)
Qu’est-ce qui a empêché d’atteindre l’objectif jusqu’à
présent ? Consciemment, le sujet a peut-être déjà
une idée des obstacles, réels ou imaginés. Là,
l’expression de ces obstacles est importante, peut donner déjà
un début de réponse à la résolution du problème.
7)
Qu’est-ce qui a manqué jusqu’à présent pour atteindre
l’objectif, quelles ressources ? Là aussi, la formulation est
importante, la structure même de ce qui est dit, les images, le sujet
explique ce dont il a besoin, donne le mode d’emploi, consciemment ou non.
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Conscient et inconscient
Tout
homme a en lui les ressources dont il a besoin. Mais il n’y a pas accès
(ou mal, de manière parcellaire). L’hypnose est un pont, un moment
privilégié ou la partie émergée de l’iceberg
fait appel à la partie immergée.
Il
y a essentiellement deux aspects en nous, conscient et inconscient.
Le
conscient, c’est la conscience du moi ici et maintenant, c’est-à-dire
les quelques choses que vous êtes en train de faire, les quelques
choses auxquelles vous portez attention.
L’inconscient,
c’est tout le reste, «ce qui n’est pas conscient», conception
ericksonienne très large.
Ainsi,
consciemment, on peut faire 4 ou 5 choses en même temps, au grand
maximum. Alors que l’inconscient gère l’activité des sens,
la physiologie, les connaissances, … L’hypnose établit un pont vers
cette richesse intérieure.
Plus
précisément, l’inconscient se définira comme :
1.
Un réservoir des savoirs, apprentissages, souvenirs, compétences...
que nous avons vécus, intégrés, consciemment ou non.
Il y a donc une richesse insoupçonnée et donc en partie inutilisée
en chacun de nous.
2.
Le régulateur des toutes nos fonctions biologiques. Là
encore, il fait fonctionner notre corps, consciemment ou non (équilibres
naturels, régulations physiologiques en tous genres autonomes, système
immunitaire, …).
3.
Protecteur et sage : siège de l’instinct de survie mais aussi
de l’intuition par exemple, il sait rendre conscient ce qui est nécessaire
au sujet (prises de conscience), mettre de côté ce qui pose
problème ou est inutile (refoulement, oubli).
Les
possibilités de l’inconscient sont donc très puissantes,
voire illimitées.
En
hypnose, on s’adresse donc à l’inconscient, et on lui demande tout
simplement de nous aider dans l’optique d’un problème, d’une difficulté
ou d’un objectif particuliers. Et comme il est bienveillant, il répond
à la demande !
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Hypnose et transe
« Hypnose », «
transe » sont des termes spectaculaires, voire inquiétants
pour certains. Connotation spectacle pour le premier, vaudou, pour le second,
la réalité de l’hypnose ericksonienne est toute autre.
L’Hypnose : l’hypnose telle
qu’elle est décrite et développée dans ce site répond
à
l’appellation d’hypnose ericksonienne. L’hypnose ericksonienne est composée
d’un ensemble de techniques (avec ou sans transe) qui visent à permettre
au sujet d’utiliser toutes ses ressources, conscientes et inconscientes
dans le cadre d’une problématique donnée ou d’une évolution
souhaitée.
La transe : de transir
(passer, s’en aller…) représente l’état de conscience modifié
(entre veille et sommeil) dans lequel le sujet se trouve pendant la séance
d’hypnose. Il ne s’agit pas de grimper au plafond ou de danser frénétiquement
mais simplement d’entrer dans un état d’attention intermédiaire,
un état d’absorption naturel que nous traversons tous tous les jours
(par exemple au cinéma où, focalisé sur le film, on
oublie la salle et les gens autour). En hypnose ercicksonienne, cette absorption
du sujet sera tournée vers lui-même, ce que l’on nomme focalisation
interne.
Cette focalisation interne naît
d’un recul, celui du conscient. Le sujet s’occupe moins de l’extérieur,
se tourne donc vers l’intérieur. Les stimuli externes perdent de
leur importance. Sorti de ce cadre conscient, le sujet change son orientation
à la réalité, s’ouvre à de nouvelles ressources,
possibilités d’évolution jusque là inconscientes.
Des compétences personnelles se développent : créativité,
imagination, ressources de changement, accès à des savoirs,
connaissances…
« Faites confiance à
votre inconscient » (M. Erickson)
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Relation thérapeutique
et changement
La relation thérapeutique
est souvent un malentendu. Le patient va voir un thérapeute
pour que celui-ci le soigne. Et quand cela fonctionne, ça ne se
passe pas comme ça. Médecine paternaliste et dirigismes thérapeutiques
de tous poils sont hélas légion et « condamnent »
la démarche thérapeutique avant qu’elle n’ait commencé.
On ne peut pas déterminer de manière absolue quand ça
marche, quoique les éléments fondateurs soient assez nets,
mais on peut par contre déterminer quand ça ne marche pas,
ce qui n’est déjà pas si mal.
A. Korzybski, linguiste, a écrit
un jour : « la carte n’est pas le territoire ». Autrement
dit, il y a une réalité objective, inaccessible d’ailleurs,
réalité dont nous avons tous une lecture différente.
Chacun perçoit à sa façon ce qui se passe (canaux
de perception, schéma de représentation, processus cognitifs,
langage…). Le premier but de la relation thérapeutique, pour qu’elle
soit efficiente, est de trouver un territoire commun. Sinon, autant rentrer
chez soi. Les thérapies paternalistes ou dirigistes évoquées
plus avant partent du principe qu’il y a une carte meilleure que l’autre.
Le thérapeute impose sa carte, au lieu de travailler sur celle de
son patient, repérer ce qui est inadapté ou incomplet…
Pourquoi le thérapeute
impose sa carte ?
- Attribution de savoir : il attribue
à l’autre les connaissances que lui possède
- Non-attribution de savoir : il
considère l'autre comme ignorant et incompétent dans son
domaine de difficulté.
- Il a l’illusion de contrôler
la situation
- Il projète ses théories,
états internes
- Il est proprement incapable de
sortir de sa carte
- Il n’a pas fait dix ans d’études
pour laisser quelqu’un d’autre travailler.
- Il n’a pas le temps (enchaînement
des consultations, traites du 4X4 BMW à payer…)
Comment entrer dans la carte du
patient ?
- Garder l’esprit ouvert.
- Tolérer de ne pas savoir
grand-chose
- Identifier les canaux de perception
de l'autre
- Etre synchro (synchronisation posturale,
langagière, cognitive…)
- Etablir un objectif
qui soit celui du sujet. Si ce questionnement est bien mené, le
sujet donne les solutions à son problème.
- Interroger l’autre pour découvrir
sa lecture de la réalité (questionnement le moins orienté
possible, interrogations ouvertes…)
ex :
« - Je viens vous voir parce
que je bégaie
- Ne vous inquiétez pas,
voilà ce que nous allons faire, je vais vous expliquer »
Changement de carte, un peu
caricatural. C’est terminé - echec de la thérapie et trou
de la sécu.
«- Je viens vous voir parce
que je bégaie
- Vous bégayez ?
Reformulation à l’identique
interrogative – On reste dans la carte du patient
- C’est difficile...
- …
Il suffit d’attendre pour obtenir
des précisions sur la carte
- J’accroche sur les mots quand…
- Quand ?
- Quand je suis devant les autres
- Qu’est-ce que vous entendez par
être « devant les autres » ?
Eclaircissement de la situation
en restant dans la carte de l’autre et dans le concret…»
La relation se continue en posant
les bases de la carte du sujet : son problème, ses objectifs et
ses ressources. Le reste ne respecte pas l’écologie du sujet et
sera arbitraire, « non-écologique » et donc superficiel
et inefficace (ou peu durable). Le patient a besoin de préciser
son problème, de définir son (ou es objectifs) et de découvrir
ses ressources. L’irrespect de cette carte est d’ailleurs un des fondements
majeurs de l’inefficacité en santé mentale.
Les positions du changement
On parlera, influence systémique,
schématiquement, de position basse et de position haute.
La position basse en thérapie,
c’est celui qui s’oublie (demande de l’aide, met de côté ses
savoirs, ses ressources), la position haute est opposée (celui qui
aide, sait, détient les ressources).
Le malentendu évoqué
au début de ce paragraphe s’engramme ici. On a une position haute
qui pense détenir le pouvoir des opérations, alors que c’est
la position basse qui dirige. En effet, si elle n’était pas basse,
il n’y aurait pas de relation thérapeutique et/ou pas de thérapie
du tout.
Pour que le sujet en position basse
quitte sa place dans la relation, il est nécessaire qu’il ait les
moyens et ressources de monter et que l’autre accepte de descendre. Sinon,
la situation perdure (principe des malades abonnés perpétuels
au médecin ou des thérapies qui s’enlisent alors qu’on n’a
plus rien à dire et que le problème est en fait parfois réglé).
Normalement conscient de ces mécanismes, la responsabilité
du thérapeute est là : accepter de descendre et permettre
au patient de monter, à la relation d’évoluer. Là,
savoir, technique et expérience vont devenir opérationnels
et efficaces car ils vont être installés dans la carte du
sujet et orientés vers l’autonomie.
Hypnose et régression
La régression est une technique
hypnotique avancée, à pratiquer avec un thérapeute
de qualité.
Retrouver le passé et le revivre
ne sert à rien en soi.
Par contre, il peut être utile
de reconsidérer un événement du passé (la plupart
du temps pendant l’enfance ou juste avant). Pour établir une distance,
on crée une dissociation : le sujet n’est pas dans l’événement,
mais l’observe (il voit, entend mais ressent peu). Dans cette position,
l’adulte d’ici et maintenant peut voir le passé sous un nouvel éclairage,
comprendre, recadrer sa perception, ce qui n’est pas possible à
l’enfant, raisonnant et appréhendant la réalité comme
son âge lui permet. La régression n’est pas un outil du passé,
mais un outil puissant et efficace de restructuration du présent
et de l’avenir.
Régression ou pas ?
On peut confier la réponse
à O. Lockert (1) :
« - En cas de « bleu
à l’âme » (du aux choses du passé) : soignez
le présent. Pansez les blessures. Pas de régression.
- En cas « d’épine
à l’âme » (due aux choses du passé) : soignez
le passé. Retirez l’épine et désinfectez grâce
à la régression hypnotique »
(1) Hypnose / O. Lockert / IFHE Editions
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Prescription de
tâches
Peut-être avez-vous entendu
parler d’un praticien en hypnose ericksonienne ou d’Erickson lui-même
qui prescrivait des tâches étranges voire loufoques.
Les tâches seront de diférents
ordre :
- Tâches métaphoriques
: il s’agit d’exprimer le changement sous une forme métaphorique.
A quelqu’un qui rêve de couper les liens avec une maman trop possessive,
on peut tout à fait demander d’acheter une corde et d’en couper
un bout chaque jour. L’inconscient comprend très bien ce type de
message (détruire, enterrer, couper voire brûler, sont des
tâches symboliques par excellence).
- Taches ordaliques :
il s’agit de prescrire une tâche plus pénible que le symptôme,
à l’apparition du dit symptôme. Par exemple, Erickson prescrivait
des tâches insensées aux insomniaquex en cas de réveil
la nuit, ce qui fait qu’ils préféraient inconsciemment… ne
pas se réveiller.
- Tâches paradoxales :
Le but est de prescrire le symptôme au sujet. Le but est de réintroduire
l’idée de contrôle du symptôme, de demander au sujet
de le produire à la demande.
- Tâches d’apprentissages
: proches du comportementalisme, tâches qui permettent de développer
les compétences nécessaires à la résolution
du problème.
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Psychobiologie -
Erickson, Rossi
Le terme de psychobiologie correspond
ici aux progrès et découvertes mis en place par l'émergence
de l'hypnose ericksonienne, non aux errements divers que des gourous en
tous genres peuvent mettre en place actuellement.
Au début des années
50, Milton Erickson a réintroduit l'hypnose
dans le domaine thérapeutique, une hypnose ouverte, non-directive.
Dans son sillage, l'école de Palo Alto et quelqu'uns de ses élèves,
dont Rossi, ont continué son travail et générant un
renouveau important dans le champ de la psychosomatique. Rossi effectue
un travail considérable dans ce domaine, aidé des progrès
et études de la neurobiologie (étude des neuro-transmetteurs
qui font la liaison corps-esprit). Depuis peu, la psycho-neuro-immunologie
apporte les bases scientifiques de cette approche, jusque-là essentiellement
empirique.
"L'esprit et le corps représentent
deux aspects d'un seul et même système d'information : la
vie" (Rossi)
Sans entrer dans des détails
et termes trop scientifiques, l'élément primordial de ces
avancées est l'information (et son traitement). la psychologie,
la biologie, la physique, la génétique ou toute approche
humaine ont un dénominateur commun : l'information.
"Toutes les formes d'organisation
sur le plan psychologique, physique et biologique, sont en fait des expressions
de l'information et de ses transformations" (Stonier)
La transduction : ce terme
désigne le processus de transformation de l'oganisation de l'information,
ou sa conversion d'une forme à une autre. La transduction est par
exemple le procédé qui transforme la suggestion hypnotique,
la concrétise en un changement. Transformer la parole en acte générateur.
Concrêtement, nous vivons des
événements que nous encodons, nous stockons en les convertissant.
Pour celà, nous utilisons les mollécules messagères
issues de toutes nos cellules. Le corps est considéré comme
un vaste réseau d'information ou tous les systèmes communiquent,
imbriqués les uns dans les autres, en inter-relation (génétique,
immunologique, hormonal...). Cet encodage est stocké dans le système
hypothalamo-limbique du cerveau. Ce système est au centre de la
communication de l'information, schématiquement entre le stress
et les réponses immunitaires. Selon l'état psychologique,
émotionnel du sujet, il peut alors y avoir :
- adaptation au stress : l'information
est traduite, transmise, le sujet s'adapte de manière appropriée.
- non-adaptation : l'information
est arrêtée, ce qui génère le symptôme
psychosomatique.
Une répétition de stress
va entraîner une altération durable des encodages. Le symptôme
psychosomatique est alors stocké de manière erratique comme
LE phénomène d'adaptation. Ainsi, même si le stress
a disparu, la "fausse" réponse d'adaptation, symptôme psychosomatique,
reste et s'installe comme LA réponse.
L'hypnose thérapeutique se
penche sur ces phénomènes de traitement de l'information,
tous ces processus psychobiologiques naturels de transduction de l'information,
de la mémoire, des apprentissages et des comportements en étroite
relation avec l'état émotionnel du moment. Et l'état
hypnotique est un moment privilégié de contact avec ces processus,
moment où affleurent et sont accessibles ces mécanismes complexes
qui convertissent l'information psychologique à un niveau somatique.
Psychobiologie de la guérison
/ Ernest Lawrence Rossi / Le souffle d'or
Du symptôme à la
lumière / Ernest Lawrence Rossi / Satas
Cinq essais de génomique
psycho-sociale / Trancelations
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Les métaphores
La métaphore dans le cadre
d’une recherche d’évolution de changement a été développée
par Milton Erickson. Faire une métaphore, c’est sortir un mot ou
un groupe de mot de leur contexte pour les faire passer du sens propre
au sens figuré. Autrement dit, la métaphore est une comparaison
dissimulée, exprimée sans le mot « comme ». Le
sens propre s’adresse à la raison, le sens figuré à
l’imaginaire. La métaphore peut prendre la forme d’une image, d’une
histoire, d’un proverbe, d’une anecdote, d’une citation, d’un mythe, d’un
conte…
Une métaphore doit présenter
quelques critères pour être efficace :
- Une métaphore, comme toute
histoire doit avoir un début, un milieu et une fin.
- Une métaphore doit être
isomorphique, c’est-à-dire reproduire personnes, événements,
processus ou problématique de manière équivalente
aux critères de la situation réelle.
- Une métaphore doit respecter
la carte de la réalité du sujet : dominante sensorielle,
submodalités, metaprogrammes, systèmes de croyance…
- une métaphore doit être
dite en synchro, en calibrant et ajustant en fonction des réactions
verbales et non-verbales.
- Une métaphore doit susciter
émotion ou intérêt venant cristalliser inconsciemment
les significations et solutions.
L’usage métaphorique présente
plusieurs avantages :
- La métaphore est suggestive
: elle s’adresse à l’inconscient du sujet en déjouant les
mécanismes de défense qui se seraient déclenchés
avec un message direct.
- La solution est masquée
: elle laisse la possibilité au coaché d’adopter ou non ce
qui lui est proposé.
- Si la solution est choisie par
le coaché, cela devient sa solution.
Une anecdote, une fable une expérience
personnelle du coach… sont autant de chemins offerts vers le changement.
Le but est toujours d’activer des processus (d’évolution, de changement)
chez le sujet. La métaphore évoquera des ressources nécessaires
au sujet pour la résolution de son problème.
Une métaphore pourra être
utilisée pour faire intégrer tout élément de
la démarche de coaching :
- Le sujet a en lui les ressources
de son évolution
- L’échec est une information
- Les difficultés peuvent
être surmontées
- On atteint l’objectif
- …
La métaphore thérapeutique,
ses contes, ses outils
/ M. Kerouac / Le germe - Satas
Contes et Métaphores
/ L. Fèvre / Chronique sociale
Contes et métaphores thérapeutiques
/ D. Gordon / Interéditions
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Thérapie
orientée solution
« Le client construit sa propre
solution en se basant sur ses propres ressources et ses propres succes
»
De Shazer
I. Orientation solution
Inspirée des travaux sur la
communication de Bateson ou Weakland, de l’approche psychothérapeutique
de Milotn Erickson, l’approche orientée solution est une approche
inductive qui s’oriente vers ce qui est utile est générateur
de solutions. En d’autres termes, alors que traditionnellement, une démarche
de changement se penche sur les problèmes à résoudre,
cette approche se centrer sur les solutions à mettre en place :
plutôt que « Pourquoi est-ce que ça va mal ? »,
le questionnement va être : comment faire pour aller mieux ? »
II. Principes et étapes
Saleebey expose avec pertinence le
pouvoir donné au client dans ce qu’il nomme la Perspective des points
forts :
1. En dépit des difficultés
de la vie, toute personne possède des points forts qui peuvent être
mobilisés pour améliorer sa vie. Les praticiens doivnt respecter
ces points forts et les directions dans lesquelles les clients souhaitent
les appliquer.
2. La motivation du client s’accroît
si l’accent est mis en permanence sur les points forts qu’il a révélés.
3. La découverte de ces points
forts requiert un processus d’exploration conjointe entre clients et professionnels
; même un praticien expert ne sait pas, en fin de compte, ce que
les clients ont besoin d’améliorer dans leurs vies.
4. Se centrer sur les points forts
détourne les praticiens de la tentation de juger ou de blâmer
les clients à propos de leurs difficultés, et les pousse
à découvrir comment les clients ont réussi à
survivre, même dans les moments les plus difficiles.
5. Tous les environnements, même
les plus sombres, contiennent des ressources.
III. Eléments de T.O.S.
D’inspiration ericksonienne, la thérapie
orientée solutions (« T.O.S. ») va répondre à
une démarche précise et une orientation intéressante.
Il s’agit d’une philosophie particulière et novatrice de l’accompagnement,
pétrie de bonnes idées donc chaque coach ou thérapeute
pourra extraire l’essence utile. La colonne vertébrale d’une T.O.S.
est présentée ici :
1. Contact : « En quoi puis-je
vous être utile ? »
Comme dans toute démarche
de changement, la première étape consiste tout d’abord en
l’exposition d’une problématique. La première question, traditionnelle
en T.O.S. a toujours sensiblement la même forme : « En quoi
puis-je vous être utile ? ». La réponse du sujet va
correspondre à un exposé du(des) problème(s). En T.O.S.,
on écoute avec respect cette plainte, on approfondit si nécessaire
pour plus de précision : « En quoi est-ce un problème
pour vous ? » Mais déjà, l’idée de transformer
la problématique en objectif centré solution est présente.
2. Elaboration d’objectif : «
Qu’est-ce qui sera différent dans votre vie (votre pratique, vos
résultats…) quand le problème sera résolu ? »
La détermination d’objectif
a déjà été traitée dans les pages de
ce site consacrées à l’hypnose ericksonienne. La T.O.S. apportera
néanmoins certaines innovations ou techniques : l’accent est porté
sur ce qui sera différent quand le problème sera résolu.
La technique de la question miracle est abondamment utilisée.
Question miracle
Voici textuellement la question
miracle de De Shazer : « Maintenant je voudrai vous poser une question
bizarre. Imaginez que pendant que vous dormez la nuit prochaine et que
toute la maison est calme, un miracle se produit. Le miracle consiste en
ce que le problème qui vous a amené ici est résolu.
Cependant, comme vous êtes endomi, vous ne savez pas que le miracle
est arrivé. Alors, quand vous vous réveillez demain matin,
qu’est-ce qui sera différent qui vous dira qu’un miracle a eu lieu
et que le problème qui vous a amené ici est résolu
? »
Intérêt de la question
miracle :
On entre en matière, dans
la résolution du problème. Le sujet donne les ingrédients,
décrit le processus du changement.
- La question ouvre le champ des
possibilités. Et l’imagination est le germe du futur.
Autour de la question miracle :
La projection dans le miracle accompli
va permettre d’amplifier certains aspects de la détermination d’objectif
:
- « En quoi est-ce important
pour vous ? »
Peu importe que l’objectif soit
important pour le thérapeute, il doit l’être par contre pour
le client. Cette importance animera la volonté de changer, d’évoluer
et de mettre en place de nouvelles solutions.
- « En quoi les choses seront-elles
différentes autour de vous ? »
Un individu se définit entre
autres par ses relations. L’aspect systémique est également
fondateur du changement ou de l’évolution. Les potentialités,
désirs, forces… de l’individu dépendent des pensées
à son sujet qu’il peut prêter aux gens qui comptent pour lui.
- « Dans quelle situation spécifique
ce serait différent ? »
Le client peut avoir du mal à
envisager un changement complet, mais plutôt une amélioration
dans certaines situations plus précises.
- « Qu’est-ce qui se passera
de positif ? »
Le thérapeute doit amener
le client a faire une description positive et si possible, au présent
: il s’agit non pas de décrire l’absence d’un problème mais
d’observer et d’expérimenter même la présence de solutions.
- « Quel sera le premier signe
que quelque chose à changé ? »
Le client recherche souvent un résultat
final, voire absolu. Il a besoin de prendre conscience des différentes
étapes de son évolution. Le questionnement sur la première
étape permet de créer une attente concrète, réaliste
et d’installer le sujet dans le processus de changement.
- « En quoi cela changera pour
vous ? »
Cette question permet de centrer
le sujet sur lui-même, de l’installer dans la dynamique du changement.
- « Concrètement, qu’est-ce
qui changera ? »
Les termes du changement décrit
doivent correspondre à un objectif correctement défini :
concret, réaliste et mesurable.
- « En quoi est-ce un défi
pour vous ? »
L’idée de tâche à
accomplir, de défi est importante à générer.
Ces aspects développent la motivation et l’investissement personnel
du sujet. On peut même monter lors de l’entretien au sommet des niveaux
logiques (appartenance, mission, ….), aligner toute la personne sur l’objectif
(les niveaux logiques sont présentés dans les pages traitant
de la PNL)
3. Explorer les exceptions : les
moments où ça se passe bien.
Lorsqu’un sujet fait une démarche
de thérapie ou de coaching, il est « orienté problème
». Il peut d’ailleurs évoquer longuement ses difficultés,
dans les moindres détails : en T.O.S., plus on parle d’un problème,
plus le problème grossit. Mais à l’inverse plus on parle
de solutions, plus les solutions prennent leur place dans la réalité
du sujet. On peut bien entendu à titre d’information recevoir les
manifestations négatives de la problématique, mais l’outil
essentiel sera constitué par les moments où le problème
ne se produit pas : les exceptions. D’après De Shazer, les exceptions
sont « ces expériences passées de la vie du client
où le problème n’est pas apparu alors qu’on aurait pu s’attendre
raisonnablement à ce qu’il surgisse ». il est noter que l’exploration
des exceptions peut se faire de manière associée (perceptions
du sujet), mais aussi dissociée (perceptions que pourrait avoir
un observateur extérieur).
Prendre conscience des exceptions
Pour mettre en valeur et développer
les exceptions, il est d’abord nécessaire que le client prenne conscience
de ces moments d’exceptions. Le questionnement vise à générer
cette prise de conscience.
- En associé : « Est-ce
qu’il y a eu des moments où le problème ne s’est pas produit
ou était d’une moindre intensité ? »
- En dissocié : « Si
je demandais à votre femme s’il y a eu de meilleurs jours, que répondrait-elle
? »
Exceptions délibérées
ou aléatoires
Les termes de « délibérées
» et « aléatoires » sont issus de la théorisation
de De Shazer.
- Exception délibérée
: le sujet peut donner la genèse de l’exception. On pourra enchaîner
sur une modélisation ou une prescription de tâche («
Faire plus de la même chose »).
- Exception aléatoire : le
sujet ne peut donner la genèse de l’exception. Il pourra alors lui
être demandé d’observer les prochaines exceptions et de noter
ce qui se passe.
Demander des précisions
Il s’agit de relever les critères
de différence des moments d’exception : « Qu’est-ce qui diffère
quand ça ne se produit pas ? » les différences peuvent
se faire à différents niveaux : lieu, objets, personnes,
temporalité,…
A tout moment de cette démarche,
il est important de s’inscrire dans la carte du sujet dont les éléments
sont éxposés dans ls pages de ce site traitant de PNL et
d’hypnose ericksonienne : canal dominant, métaprogramme, valeurs,
croyances… Plus la synchronisation entre thérapeute et client sera
développée, plus la relation sera pertinente et les solutions
individualisées et efficaces.
4. Feed back et tâches
De Shazer prône une structure
tri-partite : compliment, pont et tâches.
- Compliments : le compliment
renforce et motive le client. Il valide ce qu’il perçoit et ce qui
est important pour lui. Là aussi, avec le compliment, il y a orientation
solution. Ils dynamisent et installent l’individu dans son processus de
changement : à travers ses points forts et les exceptions, il possède
les moyens de son évolution. En cela, on retrouve le précepte
ericksonien ou PNListe qui établit que chaque homme a en lui les
ressources de son évolution.
- Pont : le pont se trouve
entre compliment (constat) et tâches (passage à l’action).
Le pont effectuera donc une transition entre forces, potentialités
et action à travers une évocation de l’objectif.
- Tâches : en T.O.S.,
des tâches sont prescrites. Ce sont exclusivement des tâches
d’observation et des tâches de comportement. Il s’agira donc de recueillir
des informations concernant les moments d’exceptions ou de développer
les facteurs créant ces exceptions.
Les mots étaient à
l'origine magiques / Steve de Shazer / Satas
Clés et solutions Steve
de Shazer / Satas
Le client, héros de la
thérapie / Barry L. Duncan & Scott D. Miller / Satas
Récits de solutions
/ Steve de Shazer, Insoo Kim Berg & Yvonne Dolan / Satas
Explorer les solutions en thérapie
brève / Steve de Shazer / Satas
Guide du thérapeute au
pays du possible / W.H. O’Hanlon & S. Beadle / Satas
L'hypnose orientée vers
les solutions / W.H. O'Hanlon / Satas
Orientation vers les solutions
/ W.H. O’Hanlon / Satas
A
suivre
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