Hypnose,
coaching et
thérapies brèves |
||||
| Accueil | Hypnose ericksonienne | Thérapies brèves | Coaching | Formations | Auto-traitement | Contact | ||||
|
Prochaines formations :
|
|
HYPNOSE
ERICKSONIENNE
J. Boutillier
Thérapeute et coach Enseignant à l'Institut Normand de Coaching et de thérapies brèves >>> Hypnose ericksonienne >>> Définir l'hypnose ![]() >>> Transe et absorption >>> Domaines de compétence de l'inconscient >>> Changement et inconscient >>> Caractéristiques de l'inconscient >>> Hypnose conversationnelle et communication ericksonienne >>> Stratégies ericksoniennes >>> Hypnose et régression >>> Prescription de tâches >>> Psychobiologie >>> Métaphores >>> Bibliographie Hypnose ericksonienne L'hypnose ericksonienne s'appuie initialement sur les travaux et l'influence importante de Milton Erickson (1901-1980), psychiatre américain et père talentueux de la thérapie brève moderne. Cette approche n'a absolument rien à voir avec l'hypnose de spectacle que chacun a pu observer. L’hypnose ericksonienne est non-directive, s’adapte à chaque individu, respecte sa vision du monde, son système de perception, ses différents fonctionnements internes etc… En cela, elle garantit un travail écologique, respectant l’équilibre du sujet et garantissant ainsi des résultats naturels, stables et durables. "Les thérapeutes qui souhaitent aider leurs patients ne doivent jamais mépriser, condamner ou rejeter le moindre aspect de la conduite du patient, simplement parce qu'il est gênant, déraisonnable ou même irrationnel. Le comportement du patient fait partie du problème qui est amené dans le cabinet, il constitue l'environnement personnel au sein duquel la thérapie doit prendre son effet." MH Erickson Définir l'Hypnose Nombre
d’auteurs ont essayé avec difficulté de
définir l’hypnose. On peut dégager
quelques aspects important dans le cadre de la relation
thérapeutique. w Un
phénomène naturel d’absorption L’état
hypnotique est un mode de fonctionnement mental que tout être
humain rencontre
au cours de la journée dans les moments
d’attention particulière (focalisation),
de rêverie ou de distraction (dispersion). Focalisation : si on
écoute un orateur
passionnant, on va mettre de côté les perceptions
conscientes (les gens autour,
la chaise inconfortable, le temps qui passe…) pour
s’absorber dans le discours. Dispersion : si
l’orateur est ennuyeux ou
confus, on va après quelques efforts, décrocher
pour s’absorber dans ses
pensées. w Un
phénomène dissociatif
conscient-inconscient L’état
modifié de conscience se caractérise donc,
qu’il y ait focalisation ou
dispersion, par une absorption qui crée un
phénomène dissociatif :
conscient et inconscient sont séparés,
fonctionnent simultanément mais de
manière différente. En même temps que
le conscient est en recul, le sujet
s’installe dans un fonctionnement inconscient. w Un
état modifié de conscience Ainsi, il apparaît que l’hypnose ne constitue pas dans un premier temps une technique ou une thérapie : l’hypnose est un état modifié de conscience. Un état–passerelle qui permet au sujet d’accéder à son intériorité et d’utiliser des potentiels et processus inconscients jusque là inaccessibles.
Transe et absorption La transe (de transir : passer, s’en aller…) représente l’état de conscience modifié (entre veille et sommeil) dans lequel le sujet se trouve pendant la séance d’hypnose. Il ne s’agit pas de grimper au plafond ou de danser frénétiquement mais simplement d’entrer dans un état d’attention intermédiaire, un état d’absorption naturel que nous traversons plusieurs fois chaque jour (par exemple au cinéma où, absorbé par le film, on oublie la salle et les gens autour). En hypnose ericksonienne, cette absorption du sujet sera tournée vers lui-même, ce que l’on nomme focalisation interne. Cette focalisation interne naît d’un recul, celui du conscient. Le sujet s’occupe moins de l’extérieur, se tourne donc vers l’intérieur. Les stimuli externes perdent de leur importance. Sorti de ce cadre conscient, le sujet change son orientation à la réalité, s’ouvre à de nouvelles ressources, possibilités d’évolution jusque là inconscientes, les compétences personnelles se développent : créativité, imagination, ressources d’évolution, changement de représentation, accès à des savoirs, connaissance etc… Domaines de compétences de l’inconscient La condition du changement est donc l’accès à des ressources. La difficulté du changement psychologique réside dans la nature inconsciente de ces ressources. L'hypnose ericksonienne en constitue une clef d’accès. Erickson a introduit une vision bien différente et opératrice de l’inconscient : ![]() - Le conscient, c’est la conscience du moi ici et maintenant, c’est-à-dire les quelques choses que vous êtes en train de faire, les quelques choses auxquelles vous portez attention. - L’inconscient, c’est tout le reste, «ce qui n’est pas encore conscient», conception ericksonienne très large. 95% de notre fonctionnement est inconscient. L’hypnose établit un pont vers cette richesse intérieure. L’hypnose est un pont, un moment privilégié où la partie émergée de l’iceberg, consciente, fait appel à la partie immergée, inconsciente. Plus précisément, l’inconscient présentera différentes fonctions utiles : 1. Fonction de connaissances : l’inconscient est une gigantesque archive d’apprentissages, de souvenirs, de connaissances... C’est entre autre le siège des expériences de vie, des croyances, des stratégies internes qui vont générer nos émotions et nos comportements (adaptés ou pathologiques). 2. Fonction biologiques : l’inconscient fait fonctionner notre corps, (équilibres naturels, régulations physiologiques autonomes, système immunitaire, …). Il n’y a pas ici de dichotomie psycho-soma : L'esprit et le corps représentent deux aspects d'un seul et même système d'information : la vie (Rossi) 3. Fonction de protection : l’inconscient est le siège de l’instinct de survie mais aussi de l’intuition par exemple et sait rendre conscient ce qui est nécessaire au sujet (prises de conscience), mettre de côté ce qui pose problème ou est inutile (refoulement, oubli). Il est orienté vers le bien-être et la survie. Changement et inconscient Un changement de représentation de la réalité s’établit donc à un niveau inconscient avant d’être conscientisé de manière plus ou moins parcellaire. Il s’agit d’accéder à des ressources jusque là inconnue et donc inutilisées : Vous savez beaucoup plus de choses que vous savez que vous savez. M.H. Erickson. Ceci rejoint le présupposé de la programmation neuro-linguistique : Chaque personne dispose déjà de toutes les ressources dont elle a besoin. Ces aspects introduisent la nécessité de la variation de l’état de conscience dans la relation thérapeutique. L’état de conscience modifié constituera un moment de choix d’accès aux informations et de travail intérieur d’évolution ou de changement. ![]() Caractéristiques de l'inconscient Avant de découvrir les modalités ou techniques de communication avec l’inconscient, il convient de définir les contours et caractéristiques de cette richesse intérieure. w L’inconscient est hyper-compétent : il est capable de traiter de multiples informations de manière simultanée, cela à une grande vitesse. Les ressources thérapeutiques sont donc puissantes voire illimitées. w L’inconscient est omniscient : il contient et manie des informations sans que le conscient en soit informé. Le travail thérapeutique peut donc s’installer à différents niveaux, au-delà des capacités conscientes, de manière large et approfondie. w L’inconscient est personnel : tout ce qui concerne la vie du sujet est stocké, archivé et constitue donc un matériau utile. En mobilisant l’inconscient, on sollicite l’entière intériorité de la personne, dans toute sa richesse d’information et sa profondeur. w L’inconscient est autonome : il possède ses propres modes de fonctionnements, indépendants des limites de du conscient. Là où le fonctionnement conscient est bloqué ou inefficace, l’inconscient peut mettre en place des processus qui lui sont personnels. w L’inconscient est constamment présent : le conscient connaît des périodes de veille et de sommeil, l’inconscient a une activité et donc une capacité d’action permanente. w L’inconscient est créatif : sollicité de manière adaptée, il mobilise des ressources diverses et variées et met en place des solutions insoupçonnées, ignorées consciemment. w L’inconscient est une gigantesque archive : tout événement, connaissance, expérience, consciemment connus ou non, sont archivés et réutilisables. L’inconscient est un grand réservoir d’informations. w L’inconscient a un fonctionnement simple : il est concret, littéral, ne connaît pas l’abstraction, privilégie les fonctionnements élémentaires (survie, facilité…). La communication doit donc s’adapter à ces caractéristiques avec un langage et des techniques pertinentes. w L’inconscient fonctionne par images : le mode de communication préférentiel se construira donc sur des images, symboles et métaphores. Hypnose conversationnelle et communication ericksonienne La structure de l’accession à un état modifié de conscience pourrait se résumer par le schéma suivant : ![]() La structure
décrite ici, révèle par sa
simplicité un point important :
l’état hypnotique peut être obtenu de
manière non formelle, officielle (établissement
d’un cadre ou on s’installe,
ferme les yeux…). Cet
aspect sera décrit
à travers le chapitre traitant de l’hypnose
conversationnelle. De nombreuses techniques ericksoniennes peuvent être également utilisées sans état modifié de conscience. Il s’agit alors de communication ericksonienne, conception à l’origine de nombreuses thérapeutiques actuelles (programmation neuro-linguistique, thérapie orientée solutions, thérapie stratégique etc…) Stratégies ericksoniennes Le fondement psychothérapeutique d’Erickson est assez simple : tout homme a en lui les ressources et potentialités de son évolution. Ce chapitre présente une théorisation des stratégies ericksoniennes. Sont repris ici les 5 termes issus de la théorisation de dan Short : fragmentation, progression, distraction, réorientation et utilisation. w Fragmentation Pour qu’une problématique soit résolue, les ressources doivent être plus importantes que le problème a résoudre. En le fragmentant en parties plus petites on peut le remettre en cause plus aisément. Une difficulté insondable se transforme ainsi en problèmes limités et donc plus accessibles. Définir précisément un problème, c’est aussi le fragmenter. Le problème, d’abord réalité floue et vague est clairement circonscrit, perd de sa nature incontrôlable ou envahissante. Il y a le problème mais aussi tout ce qui n’est pas problématique ou soluble. w Progression La progression est une approche qui là encore diminue l’intensité du problème en mettant en place une série de petits bénéfices. Les succès encouragent le coaché et développent la motivation a continuer le processus de changement qui se fait progressivement. Il y a ici une recherche de la plus petite indication de progrès que l’on retrouve dans la démarche orientée solution. Le point essentiel de cette stratégie est le temps : le client doit pouvoir concevoir que comme tout phénomène d’adaptation, la progression s’inscrit dans le temps et que les attentes doivent donc être réalistes. Cette notion est également importante pour le thérapeut qui doit lui aussi s’inscrire dans la temporalité de la résolution du problème, car la première progression peut être minime. C’est également ce processus que l’on retrouvera dans les techniques de désensibilisation progressive. w Distraction La distraction est un outil puissant pour désactiver des lectures d’avenir, auto-programmations négatives ou réponses conditionnés à un stimulus. Il s’agit de rompre un cercle vicieux, de détourner l’attention de situations temporaires par un questionnement ou une activité incompatible avec l’automatisme négatif. - Un leurre externe à forte charge émotionnelle peut par exemple distraire la focalisation sur un état interne limitant. - Le questionnement peut être stratégique, c’est-à-dire poser une autre problématique présupposant le problème résolu. En réfléchissant à la réponse, le sujet admet le problème comme résolu. - L’insistance sur les détails peut également être un bon outil de distraction : absorbé dans la complexité d’un acte, on en oublie sa problématique. Il s’agit de faire focaliser le sujet sur une partie de la réalité mais en terme de succès. w Réorientation On trouve la réorientation, d’un point de vue général dans tout démarche de changement, puisqu’elle « est » le changement : changement de perspective qui permet d’évoluer dans la perception d’une situation présente ou d’expérience passée. Le rôle du thérapeute n’est pas d’imposer un autre point de vue mais d’élargir le spectre des possibilités. - L’outil de réorientation omniprésent dans l'intervention thérapeutique ou de coaching est le recadrage déjà décrit dans un chapitre précédent : on prend les critères et variables de la réalité pour les transporter dans un cadre psychologique nouveau, qui de lui-même transpose les informations. Il s’agit donc en fait d’un reconditionnement cognitif qui permet d’accéder à d’autres manières de réagir. - Forme de recadrage, la normalisation est le processus par lequel on transforme un stimulus inquiétant en intention positive.
- L’extériorisation est également une forme de recadrage qui consiste à réorienter le coaché pour avoir un point de vue extérieur sur la problématique. La caricature d’un comportement peut par exemple être un outil. - La distorsion temporelle est un une technique de réorientation : allonger la durée subjective des moments positifs et diminuer celle des moments négatif une relecture différente de ce qui a été, est ou sera vécu. w Utilisation La stratégie d’utilisation consiste à utiliser ce que le sujet propose, que ce soit fonctionnel ou dysfonctionnel. Le sujet se sent accepté et renforcé dans l’idée qu’il possède les ressources de son évolution. En utilisant même ce qui est problématique, l’individu ne se sent plus « obligée » de changer, les résistances tombent. - Lien simple : Le but d’une démarche utilisationnelle est de lier l’énergie déployée à une action améliorant la situation. En d’autres termes : qu’est-ce que la personne a envie de faire (valeurs et désir) et en quoi cela peut-il lui être utile ? - Double lien : Dan Short décrit le double lien comme une « embuscade bienveillante ».
Hypnose et régression La régression est une technique hypnotique avancée, à pratiquer avec un thérapeute de qualité. Retrouver le
passé et le revivre
ne sert à rien en soi. Régression
ou pas ?
Prescription de tâches Peut-être
avez-vous entendu
parler d’un praticien en hypnose ericksonienne ou
d’Erickson lui-même
qui prescrivait des tâches étranges voire
loufoques. - Tâches métaphoriques : il s’agit d’exprimer le changement sous une forme métaphorique. A quelqu’un qui rêve de couper les liens avec une maman trop possessive, on peut tout à fait demander d’acheter une corde et d’en couper un bout chaque jour. L’inconscient comprend très bien ce type de message (détruire, enterrer, couper voire brûler, sont des tâches symboliques par excellence). - Taches ordaliques : il s’agit de prescrire une tâche plus pénible que le symptôme, à l’apparition du dit symptôme. Par exemple, Erickson prescrivait des tâches insensées aux insomniaques en cas de réveil la nuit, ce qui fait qu’ils préféraient inconsciemment… ne pas se réveiller. - Tâches paradoxales : Le but est de prescrire le symptôme au sujet, entre autres pour réintroduire l’idée de contrôle du symptôme, de demander au sujet de le produire à la demande. - Tâches d’apprentissages : proches du comportementalisme, tâches qui permettent de développer les compétences nécessaires à la résolution du problème. Psychobiologie - Erickson, Rossi Le terme de psychobiologie correspond ici aux progrès et découvertes mis en place par l'émergence de l'hypnose ericksonienne, non aux errements divers que des gourous en tous genres peuvent mettre en place actuellement. Au début des années 50, Milton Erickson a réintroduit l'hypnose dans le domaine thérapeutique, une hypnose ouverte, non-directive. Dans son sillage, l'école de Palo Alto et quelqu'uns de ses élèves, dont Rossi, ont continué son travail et générant un renouveau important dans le champ de la psychosomatique. Rossi effectue un travail considérable dans ce domaine, aidé des progrès et études de la neurobiologie (étude des neuro-transmetteurs qui font la liaison corps-esprit). Depuis peu, la psycho-neuro-immunologie apporte les bases scientifiques de cette approche, jusque-là essentiellement empirique. "Toutes les formes d'organisation sur le plan psychologique, physique et biologique, sont en fait des expressions de l'information et de ses transformations" (Stonier) La transduction : ce terme désigne le processus de transformation de l'oganisation de l'information, ou sa conversion d'une forme à une autre. La transduction est par exemple le procédé qui transforme la suggestion hypnotique, la concrétise en un changement. Transformer la parole en acte générateur. Concrêtement,
nous vivons des
événements que nous encodons, nous stockons en
les convertissant.
Pour celà, nous utilisons les mollécules
messagères
issues de toutes nos cellules. Le corps est
considéré comme
un vaste réseau d'information ou tous les
systèmes communiquent,
imbriqués les uns dans les autres, en inter-relation
(génétique,
immunologique, hormonal...). Cet encodage est stocké dans le
système
hypothalamo-limbique du cerveau. Ce système est au centre de
la
communication de l'information, schématiquement entre le
stress
et les réponses immunitaires. Selon l'état
psychologique,
émotionnel du sujet, il peut alors y avoir :
Une répétition de stress va entraîner une altération durable des encodages. Le symptôme psychosomatique est alors stocké de manière erratique comme LE phénomène d'adaptation. Ainsi, même si le stress a disparu, la "fausse" réponse d'adaptation, symptôme psychosomatique, reste et s'installe comme LA réponse. L'hypnose thérapeutique se penche sur ces phénomènes de traitement de l'information, tous ces processus psychobiologiques naturels de transduction de l'information, de la mémoire, des apprentissages et des comportements en étroite relation avec l'état émotionnel du moment. Et l'état hypnotique est un moment privilégié de contact avec ces processus, moment où affleurent et sont accessibles ces mécanismes complexes qui convertissent l'information psychologique à un niveau somatique.
![]() Produire une métaphore, c’est sortir un mot ou un groupe de mot de leur contexte pour les faire passer du sens propre au sens figuré. Autrement dit, la métaphore est une comparaison dissimulée, exprimée sans le mot « comme ». Le sens propre s’adresse à la raison, le sens figuré à l’imaginaire. La métaphore peut prendre la forme d’une image, d’une histoire, d’un proverbe, d’une anecdote, d’une citation, d’un mythe, d’un conte… Une métaphore doit présenter quelques critères pour être efficace : è Une métaphore, comme toute histoire doit avoir - un début : la problématique métaphorisée - un milieu : la stratégie de résolution métaphorisée - une fin : le dénouement, solution métaphorique au problème. è Une métaphore doit être isomorphique, c’est-à-dire reproduire personnes, événements, processus ou problématique de manière équivalente aux critères de la situation réelle. è Une métaphore doit respecter la carte de la réalité du sujet : dominante sensorielle, submodalités, metaprogrammes, systèmes de croyance… è Une métaphore doit être énoncée en synchronisation avec la personne, en calibrant et ajustant en fonction des réactions verbales et non-verbales. è Une métaphore doit susciter émotion ou intérêt venant cristalliser inconsciemment les significations et solutions. è Une métaphore doit être inconsciente, c’est-à-dire implicite, non compréhensible consciemment. Problématique, stratégie et résolution sont abordées à un autre niveau. L’usage métaphorique présente nombre d’avantages : è La métaphore ouvre le champ des possibles : « En l'absence de rails préétablis, le travail d'interprétation de la métaphore confère à l'interprète un espace virtuellement ouvert » Prandi è La métaphore est suggestive : elle s’adresse à l’inconscient du sujet en déjouant les mécanismes de défense qui se seraient déclenchés avec un message direct. è La solution est masquée : elle laisse la possibilité au client d’adopter ou non ce qui lui est proposé. è La solution est déterminée par le sujet, issue de son ’interprétation de la métaphore. La solution est SA solution. Une anecdote, une fable une expérience personnelle du thérapeute… sont autant de chemins offerts vers le changement. Le but est toujours d’activer des processus de recadrage, d’évolution chez le sujet. La métaphore évoquera des ressources nécessaires au sujet pour la résolution de son problème. Une métaphore pourra être utilisée pour faire intégrer tout élément de la démarche thérapeutique : - Le sujet a en lui les ressources de son évolution - L’échec est une information - Les difficultés peuvent être surmontées - On atteint l’objectif qu’on s’est fixé Une métaphore peut être fermée ou ouverte : 1) Métaphore fermée : le thérapeute propose, oriente en fonction des particularités et réactions du client. Celui-ci écoute et traite inconsciemment les informations en s’appropriant les symboles. 2) Métaphore ouverte : le sujet intervient dans la construction de la métaphore qui évolue vers sa résolution inconsciente à travers un dialogue entre thérapeute et client.
J. Boutillier Thérapeute et coach Enseignant à l'Institut Normand de Coaching et de thérapies brèves Bibliographie Découverte Erickson, hypnose et psychothérapie / D. Megglé / Retz ABC de l'hypnose ericksonienne / D. Garibal-Bénichou / grancher Approfondissement Hypnose / O. Lockert / IFHE Editions Manuel des phénomènes hypnotiques en psychothérapie / J. Edgette / satas Espoir et résilience / D.Short / satas Intégrale des articles de M.H. Erickson sur l'hypnose (tome I, II, III et IV) / satas Psychobiologie Psychobiologie de la guérison / Ernest Lawrence Rossi / Le souffle d'or Du symptôme à la lumière / Ernest Lawrence Rossi / Satas Cinq essais de génomique psycho-sociale / Trancelations Métaphore Métaphores / O. Lockert / IFHE Editions La métaphore thérapeutique, ses contes, ses outils / M. Kerouac / Le germe - Satas Contes et Métaphores / L. Fèvre / Chronique sociale Contes et métaphores thérapeutiques / D. Gordon / Interéditions ARTICLE
EN COURS DE REDACTION
Copyright
© j.boutillier
|